Les nouveaux tarifs européens changent la donne pour les acheteurs de vaisselle et d'ustensiles de cuisine en céramique
Depuis le 1er avril 2026, les importateurs européens font face à un défi majeur concernant leur sourcing de céramique en provenance de Chine.
L’Union européenne a introduit de nouveaux droits antidumping sur la vaisselle en céramique et les ustensiles de cuisine originaires de Chine, avec des taxes allant jusqu’à 79 % selon le fournisseur. Dans le même temps, le gouvernement chinois a annulé les remises sur les taxes à l’exportation pour les articles de vaisselle et de cuisine en céramique.
Pour les importateurs, les distributeurs et les marques de distributeurs, l’impact est immédiat : des coûts d’approvisionnement plus élevés, une pression des prix accrue et la nécessité de réévaluer les chaînes d’approvisionnement existantes.
Bien que ces mesures ciblent spécifiquement la vaisselle en céramique et les ustensiles de cuisine, elles renforcent également une tendance plus large qui façonne déjà les stratégies de passation des marchés mondiaux : réduire la dépendance à l’égard d’un seul pays d’approvisionnement.
Au-delà de la céramique : une autre illustration de la stratégie de la Chine +1
Au cours des dernières années, de nombreux acheteurs internationaux ont adopté une stratégie « Chine +1 ».
L’objectif n’est pas de remplacer entièrement la Chine. L’écosystème de fabrication chinois, le réseau de fournisseurs et les capacités de production restent inégalés pour de nombreuses catégories de produits.
Au lieu de cela, l’objectif est de compléter les opérations d’approvisionnement existantes en développant des chaînes d’approvisionnement alternatives dans d’autres pays asiatiques.
Cette approche aide les entreprises à accroître la flexibilité et la résilience face aux tensions géopolitiques, aux changements tarifaires, aux mesures antidumping ou aux interruptions de la chaîne d’approvisionnement.
Les nouveaux tarifs de la céramique sont un exemple parfait de la raison pour laquelle la diversification est devenue une priorité stratégique pour de nombreux acheteurs.
Chez Eastwise, nous avons immédiatement exploré différentes alternatives pour aider nos clients à naviguer dans ces changements.
Une approche alternative : développer des produits de mélamine d’aspect céramique pour contourner complètement les tarifs de la céramique. Une deuxième approche s’est concentrée sur les fabricants de céramique qualifiés en dehors de la Chine.
Pour soutenir cette initiative, nous avons demandé à Nancy Le, merchandiser senior SEA chez Eastwise, de mener une étude de sourcing dédiée en Asie du Sud-Est.
Pourquoi explorer l'approvisionnement alternatif en céramique ?
Comme l’explique Nancy :
« En raison de la taxe antidumping appliquée à l’industrie de la céramique en Chine, nos clients actuels devraient être fortement impactés. Par conséquent, trouver une option d’approvisionnement alternative est devenu essentiel. »
L’objectif était clair : identifier les partenaires de fabrication capables de produire de la vaisselle et des ustensiles de cuisine en céramique tout en répondant aux normes de qualité européennes, aux exigences de conformité et aux attentes en matière de production.
Quels types de fournisseurs avons-nous identifiés ?
La recherche a mis en évidence plusieurs fournisseurs prometteurs en Asie du Sud-Est, dont :
- Des fabricants OEM capables de produire selon les spécifications du client ;
- Des fabricants ODM offrant des capacités de conception, de développement et de fabrication.
Selon Nancy, les fournisseurs qui travaillent déjà avec des clients européens ou des marques internationalement reconnues offrent un avantage évident.
« L’expérience sur les marchés européens est importante car ces fournisseurs ont généralement une meilleure compréhension des attentes en matière de qualité, des exigences de conformité, des normes d’emballage et des processus de gestion de projet. »
Pour les acheteurs qui souhaitent diversifier leur sourcing, cette expérience peut réduire considérablement les risques de transition.
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Pourquoi l'Asie du Sud-Est devient une option de plus en plus intéressante ?
L’Asie du Sud-Est s’est progressivement établie en tant que grand hub d’approvisionnement.
Historiquement connue pour ses coûts de main-d’œuvre compétitifs, la région a également renforcé son expertise en matière de fabrication, ses capacités d’exportation et ses normes de production.
Aujourd’hui, de nombreux fournisseurs sont capables de gérer des développements de produits complexes, des volumes de production plus importants et des clients internationaux exigeants.
Pour la vaisselle en céramique et les ustensiles de cuisine en particulier, un pays s’est démarqué lors des recherches de Nancy.
La Thaïlande : un marché prometteur pour la vaisselle en céramique et les ustensiles de cuisine
Parmi les pays évalués, la Thaïlande est devenue l’une des alternatives les plus intéressantes.
Plusieurs facteurs soutiennent cette évaluation.
Accès aux matières premières naturelles
Le nord de la Thaïlande bénéficie des ressources d’argile naturelle utilisées dans la fabrication de la céramique, offrant un avantage en termes de disponibilité et de coût des matières premières.
Une industrie de la céramique mature
La Thaïlande a développé un secteur de fabrication de céramiques solide, s’appuyant sur des travailleurs expérimentés, un savoir-faire reconnu et de solides capacités de production.
Expérience sur le marché international
De nombreux fabricants thaïlandais fournissent déjà des marques internationales et des marchés d’exportation, ce qui les rend familiers avec les normes de qualité mondiales et les attentes des clients.
Un environnement d'approvisionnement compétitif
Alors que les coûts dépendent des spécifications des produits et des volumes de production, la Thaïlande offre un équilibre attractif entre la compétence technique, la qualité et la diversification de l’approvisionnement.
À l’intérieur d’une usine de céramique : Eastwise sur le terrain en Thaïlande
La diversification devient une nécessité, pas une option
Les récentes mesures antidumping mettent en évidence une réalité à laquelle de nombreuses équipes d’approvisionnement sont déjà confrontées.
Les changements réglementaires, les politiques commerciales et les développements géopolitiques peuvent rapidement affecter les coûts d’approvisionnement et la compétitivité de la chaîne d’approvisionnement.
Pour les entreprises qui dépendent fortement d’un seul pays d’approvisionnement, la diversification devient de plus en plus une nécessité stratégique.
L’objectif n’est pas de s’éloigner de la Chine, mais plutôt de construire un modèle d’approvisionnement plus équilibré et résilient.
Pour de nombreux acheteurs, la question n’est plus Chine ou Asie du Sud-Est.
La vraie question est comment construire la bonne stratégie « Chine +1 » pour vos catégories de produits et vos objectifs d’approvisionnement ?
Anticiper
Chaque projet d’approvisionnement est différent.
La bonne solution peut impliquer :
- Emplacements d’approvisionnement alternatifs,
- Matériaux alternatifs,
- Modèles à double approvisionnement,
- Ou une combinaison de plusieurs approches.
La clé est d’anticiper les changements de marché avant qu’ils n’aient un impact sur vos marges, votre stratégie de tarification ou la continuité de l’offre.
Prêt à défier votre stratégie d'approvisionnement en céramique ?
Nos équipes en Chine et Asie du Sud-Est surveillent en permanence les marchés des fournisseurs, qualifient les partenaires de fabrication et identifient les opportunités de sourcing alternatives.
Que vous envisagiez la Thaïlande, exploriez les options d’une stratégie « Chine +1 » ou évaluiez des matériaux alternatifs, discutons de votre projet afin d’identifier la stratégie d’approvisionnement qui correspond le mieux à vos objectifs



